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 Articles sur Federer

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arabem
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Jeu 16 Aoû - 13:00

botany a écrit:
Je ne le trouvais pas particulièrement orgueilleux, en tout cas pas comme Becker qui reste la référence.
Je le trouvais plutôt simple pour un si grand champion. Jamais un mot de travers, un comportement admirable sur le court.


Becker orgueilleux? Rolling Eyes

J'ai surtout le souvent d'un mec assez colerique sur un court, ne supportant pas la defaite...

De toute maniere tous les joueurs ont plus ou moins un ego assez fort, c'est souvent la marque d'un champion...

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Fedfan
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Jeu 16 Aoû - 13:28

Stefan.Federer a écrit:
Au même titre que tout grand champion toutes discipilines confondues, je suis certain que Pete donnerait n'importe quoi pour pouvoir revivre les émotions fabuleuses qu'il a vécues à l'occasion de ses plus grands triomphes. Lorsqu'on a connu comme lui des moments tellement chargés en tension mais aussi en pure extase, l'après-carrière doit être particulièrement délicate à gérer, Pete doit à présent être conscient que plus jamais il ne pourra retrouver ces sensations-là, ces pics d'adrénaline, dans aucun autre domaine et c'est ce qui doit le rendre si nostalgique de sa splendeur passée. :hello:


c'est une bonne explication.

En même temps il dégage l'impression d'un homme qui aspire à un équilibre simple, et il semble avoir parfaitement géré la transition entre joueur de tennis pro et père de famille au foyer
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arabem
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Mar 21 Aoû - 11:18

Laraison duplus fort…

En remportant, dimanche, son cinquantième titre, Roger Federer a remis bien des pendules à l’heure.

À UN MOMENT, on en vint aux
considérations pratiques. « Roger,
c’est le cinquantième trophée de
votre carrière. Mais où rangez-vous
tout ça ? » questionna un curieux.
« Ben…dans ma salle des trophées,
répondit le berger à la bergère. Chez
moi, il y a un bureau exclusivement
consacré à cela. Toutes les coupes
sont disposées dans des armoires
vitrées. C’est très bien parce que je
n’ai pas besoin de faire la poussière.
» D’humeur badine, le Suisse
n’allait pas se plaindre d’avoir marqué
une fois de plus son territoire.
ÉTAIT-IL EN DANGER ?
Si oui, l’avouerait-il ? Si oui, depuis
la raclée administrée à James Blake
(6-1, 6-4) dimanche de sa main de
maître, le curseur penche à nouveau
dans le sens de Federer. Braqués en
permanence sur sa personne, les
feux de l’exigence ne laissent rien
passer au Suisse. Piégé dans les
règles de l’art par Novak Djokovic en
finale à Montréal, Federer a reçu
aussitôt des faire-part désagréables.
Il pouvait y lire tout le doute que suscitait
ce premier échec, qui plus est
en deux tie-breaks et un dimanche
de finale, contre ce drôle de Serbe. Si
le numéro 1 mondial était toujours le
meilleur, il l’était peut-être moins
souvent qu’avant… Après tout, son
total de défaites cette année ne se
comptait désormais plus sur les
doigts d’une seule main. C’était la
sixième (après Cañas à Indian Wells
et àMiami, Nadal àMonte-Carlo et à
Roland-Garros, Volandri à Rome et
donc Djokovic au Québec), soit, déjà,
plus qu’en 2005 (4) et plus qu’en
2006 (5), années homériques.
Ultra égoïste en Grand Chelem
(titres à Melbourne et à Wimbledon,
finale à Paris), Federer avait, avant
dimanche, gracieusement partagé
avec ses camarades les Masters
Series. Générosité soudaine ? Pas
crédible. Avant Cincinnati, il n’avait
gagné qu’à Hambourg. Et, s’il avait
dérapé ici, il aurait rallié l’US Open
sans un seul des quatre musts du
ciment américain (Miami, Indian
Wells, Toronto-Montréal, Cincinnati).
C’eût été du jamais-vu depuis que
Federer est Federer, depuis qu’il est
numéro 1 mondial. On sait que
l’hypothèse s’est dégonflée en
même temps que Blake.
Enfin, tout éblouissant que fut le
récital de clôture, la semaine du Kaiser
dans l’Ohio avait jusque-là suscité
quelques doutes. Cafouilleux
contre Baghdatis, il avait joué avec le
feu face à Hewitt (un break de retard
au troisième set, trois balles de
match gaspillées). « Parfois c’est
assez agréable de gagner en jouant
“moche”, rigolait-il. Au début de la
semaine, je n’avais pas trouvé le bon
rythme, je n’étais pas à l’aise avec le
rebond, la chaleur… J’étais inquiet
de perdre chaque point. Dimanche,
j’étais dans l’état inverse : je pensais
pouvoir gagner tous les points. Ceci
dit, je peux tout à fait perdre contre
des gars comme Hewitt, Blake ou
Davydenko, qui ne sont pas
n’importe qui. » Ce n’était pas hier la
veille.
A-T-IL RASSURÉ ?
Oui et pas n’importe comment.
Piquant comme une guêpe, usant de
son service comme d’un jab de
boxeur, Federer est resté insoluble
pour l’élève Blake (sept échecs en
sept examens). D’un coup, toutes les
perspectives ont retourné leur veste :
finaliste à Montréal et vainqueur à
Cincy, le Suisse a fait, et de loin,
mieux que quiconque. Djokovic n’a
pas passé un tour après son odyssée
canadienne et Nadal (blessé il est
vrai), demi-finaliste à Montréal, non
plus. « C’est le meilleur été nordaméricain
d’avant US Open de ma
vie, fit justement remarquer Federer.
D’habitude, je gagnais toujours l’un
des deux, mais je perdais très tôt
dans l’autre. Ça montre que je suis en
grande forme et que ma confiance
n’est pas touchée. »
Federer a mille fois raison de souligner
la dimension physique de son
presque doublé. Il a enquillé dix
matches quand Djokovic et Nadal
disparurent après six et cinq rounds,
le souffle court et le dos plein. La dernière
affaire tout bénéf concerne
l’avenir. Battu d’entrée l’an dernier à
Cincinnati, le Suisse a fait un bon au
classement. Et il a recollé aux
basques de Nadal au sommet de la
Race (11 points de retard seulement).
Voilà pourquoi il s’étonnait
de l’alarmisme ayant succédé à sa
défaite àMontréal. « Je n’ai pas pris
une rouste ; à trois points près, ce
match, je le gagne. Je crois que les
gens devraient se calmer. Ils sont un
peu fous parfois. Maintenant, je
comprends tout à fait qu’on encense
Djokovic. Il mérite. Ila battu le numéro
1 mondial, c’est normal que les
journaux en fassent des tonnes. Mais
c’était exagéré de dire que j’étais en
crise. C’était peut-être très bien de
perdre cette finale… »
DES RECORDS, OUI,
MAIS LESQUELS ?
Cinquante, ça sonne rond, c’est
colossal, mais Federer a calmé fissa
les ardeurs de ceux qui lui proposèrent
de draguer le record absolu de
titres, détenu par Jimmy Connors.
« Il en a gagné 109 ! Je n’en suis
même pas à la moitié, bon Dieu ! Ça
me paraît infaisable d’autant que
mon programme de tournois est
volontairement réduit pour privilégier
les Grands Chelems et les Masters
Series. (Il en possède 24 en tout,
soit presque la moitié de son total.) »
À vingt-six ans et onze jours, il est
d’ores et déjà devenu l’un des plus
précoces à rafler autant de mises
(plus tardivement que Borg,
Connors, McEnroe et Lendl mais
avant Sampras). Il reste bien sûr le
record de titres en Grand Chelem de
Pete Sampras (14, soit trois de plus
que Federer). Dans une semaine
commence l’US Open. Triple tenant
du titre, il est le candidat (sur)naturel
à sa succession. S’il s’impose à Flushing
Meadows, il empochera de
plus le pourboire de 1million de dollars,
cadeau fait à celui ayant remporté
le classement des tournois
nord-américains de l’été. « Je suis
idéalement lancé pour l’US Open,
c’est sûr. J’ai toujours dit que c’était
un tournoi très dur à gagner parce
qu’il exigeait des choses spéciales.
C’est NewYork, l’effervescence de la
ville, les sessions de nuit… On ne
doit pas être nombreux dans le
tableau à l’avoir déjà gagné. (Safin,
Hewitt, Roddick, une fois, et lui,
trois.) » À bon entendeur…
FRÉDÉRIC BERNÈS

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Leinahtan
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Mar 21 Aoû - 21:03

Le jour où Federer est devenu un homme

http://www.cyberpresse.ca/article/20070806/CPSPORTS08/708060470/5229/CPSPORTS08

Nous sommes le 2 août 2002. La nuit tombe sur Toronto, qui accueille les meilleurs joueurs de tennis au monde.

Roger Federer fait partie du groupe mais il n'est pas l'une des têtes d'affiche du Masters du Canada. Il a d'ailleurs perdu son match de première ronde. Une autre défaite qui donne raison à ses détracteurs - de plus en plus nombreux -, qui mettent en doute sa force mentale et son désir de vaincre.

Mais en cette nuit d'été, Roger Federer ne veut rien savoir du tennis. Il veut simplement oublier ses soucis et passer du bon temps dans un bar de Toronto après un spectacle du Cirque du Soleil. C'est pourquoi il grimace quand il voit, entre deux consommations, le numéro de téléphone de son entraîneur Peter Lundgren sur son cellulaire. «Je me disais: «je bois rarement, j'ai perdu en simple, il ne reste que le double, laisse-moi tranquille»«, se rappelle Federer au cours d'une entrevue exclusive accordée à La Presse hier.

Comme le message semble important, le Suisse décide de rappeler son entraîneur. Un coup de téléphone qui bouleversa sa vie à jamais.

De son cellulaire dans un bar de Toronto, Roger Federer apprend la mort de Peter Carter, son premier entraîneur de tennis. Carter et Federer ont fait le tour du monde ensemble. Le Suisse a pratiquement vécu son adolescence aux côtés de Carter, qui l'a entraîné entre 10 et 19 ans. «Peter m'a beaucoup appris de choses sur le terrain et il m'a appris comment agir dans la vie, dit Federer. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance de lui parler une dernière fois avant qu'il parte.»

Carter est décédé dans un accident de voiture en Afrique du Sud. Lui et son épouse Silvia participaient à un safari dans le pays natal de la mère de Roger Federer afin de célébrer la victoire de Silvia contre la maladie de Hodgkin. Federer avait incité le couple à prendre part à cette aventure.

Pendant des semaines, Federer sera inconsolable. Il cherchera une explication qui ne viendra pas.

Aussi tragique soit-elle, la mort de Peter Carter coïncidera avec la métamorphose de Roger Federer. Le jeune surdoué à la confiance fragile deviendra soudain plus coriace sur un terrain de tennis.

«Suis-je devenu un homme à partir de ce moment-là? Je n'aime pas penser que c'est à cause de la mort de Peter que j'ai commencé à gagner, dit Federer. À cette époque, je progressais très vite de toute façon. Il n'y a pas vraiment de réponse à cette question.»

Cinq ans plus tard, Roger Federer est de retour une fois de plus au Canada. Comme numéro un mondial, comme champion en titre de la Coupe Rogers et peut-être même comme meilleur joueur de l'histoire du tennis. Mais il n'a pas oublié son premier entraîneur. Ni sa mort tragique.

«Ça fait tellement longtemps, mais j'ai encore l'impression que c'était l'an dernier, dit-il. Je pense encore beaucoup à Peter. Mais maintenant, je suis plus détaché. J'invite ses parents à tous les ans aux Internationaux d'Australie. Au début, ils ont hésité mais ils ont adoré l'expérience. Après tout, le tennis était une partie tellement importante de la vie de Peter. Ils se sont dit que Peter aurait voulu qu'ils soient là. Au début, il y avait beaucoup d'émotions. Maintenant, c'est plus relax. On se rappelle les bons souvenirs. Mon plus grand regret, c'est toutefois que Peter n'ait pas pu assister aux meilleurs moments de ma carrière et à toutes mes victoires à Wimbledon. Au moins, il était avec moi quand j'ai gagné Wimbledon chez les juniors.»

Une enfance heureuse

La mort de Peter Carter est la première véritable tragédie dans la vie de Roger Federer, qui a vécu une enfance heureuse dans une famille de classe moyenne de Bâle, en Suisse. Rien à voir avec les histoires d'horreur qu'on entend parfois dans le monde du tennis.

Très jeune, Roger Federer démontre un intérêt et un talent indéniables pour le sport. Le jeune Roger choisit finalement le tennis, le sport familial par excellence chez les Federer. Papa était un bon joueur de club, maman donnait des cours aux autres enfants. Mais pas à son fils, qui ne voulait rien savoir des conseils de ses parents. «Je ne voulais pas progresser, dit-il. Je voulais seulement m'amuser et jouer en famille le week-end. Mais c'est arrivé quelques fois que mon père revienne du club à la maison en voiture et moi en tramway»

Federer participe à son premier tournoi à 8 ans. Le résultat est sans équivoque: 6-0, 6-0. Un seul problème: le perdant est Federer! «C'était un match rigolo, se rappelle-t-il. J'ai bien joué, mon adversaire était beaucoup plus fort. Il avait trois ans de plus que moi.»

Ce premier échec ne décourage pas Federer, qui deviendra champion national chez les 12 ans et moins. Malgré les succès de leur fils, les parents de Federer gardent les pieds sur terre. «Mes parents étaient très biens, dit-il. Ils ne me mettaient pas de pression. Ils voulaient seulement que je leur montre du respect. Ils ne voulaient pas que je lance ma raquette ou que je crie sur le terrain. Ils devenaient alors très durs: ils ne me parlaient plus et je finissais par comprendre.»

Roger aussi a su garder les pieds sur terre malgré son statut de vedette internationale et ses 11 tournois du Grand Chelem. Cette semaine, il joue en double avec son vieux copain Yves Allegro, qui fut aussi son premier coloc à l'adolescence.

Les deux copains sont arrivés à Montréal samedi après-midi en compagnie de Mirka Vavrinec, la fiancée de Federer. Quelques heures plus tard, Federer et Allegro ont foulé discrètement le court central du Stade Uniprix pour un entraînement plutôt décontracté. «Yves sait qu'il peut aussi faire des conneries quand je commence à en faire, dit Federer en riant. Même Mirka me demandait à quoi servent ces entraînements à la con. Ça me permet de frapper en étant relax. J'ai aussi pu sentir la vitesse des balles et du terrain. Mais hier, c'était déjà plus sérieux à l'entraînement.»

Que ses adversaires à la Coupe Rogers se le tiennent pour dit.
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faipalgugus
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Ven 7 Sep - 14:39

http://www.hiboox.com/lang-fr/image.php?img=ldwe00d9.jpg

http://www.hiboox.com/lang-fr/image.php?img=xuum28l2.jpg

http://www.hiboox.com/lang-fr/image.php?img=gcy1p5rs.jpg

http://www.hiboox.com/lang-fr/image.php?img=wsd63vmb.jpg



Très bon article sur le maître
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vdd
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Ven 7 Sep - 17:14

Federer à propos de la défaite de Nadal:

Honnetement, c'était triste de voir la façon dont Rafa se battait contre son propre corps. Je souffrais pour lui.
(Genre: je suis sûr qu'il triquait autant que moi Laughing ). Je ne l'ai jamais vu aussi atteint physiquement; je veux dire, il s'est quand même assis par terre à un moment! (Et pan dans les dents) En fait, à part la finale de Miami où je l'avais battu 6/1 au 5ème set (dit-il un petit sourire en coin Twisted Evil ), en 2005, je ne l'avais jamais vu aussi fatigué sur un court. Il faut apporter du crédit à Ferrer, qui a joué de façon incroyable, mais aussi rendre un grand hommage à Rafa pour la manière dont il a encaissé tout ça et essayé jusqu'au bout. J'ai été très impressionné. J'ai aimé voir ça.( Laughing Laughing Laughing Laughing l'apothéose cette phrase suivant le sens avec lequel on la lit).

Ces propos recueuillis dans l'Equipe ce matin m'ont bien fait marrer. Quel peau de vache ce Roger quand même.
Laughing Mais bon, c'est de bonne guerre. On est dans un sport d'opposition, n'oublions pas. Wink
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Fedfan
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Ven 7 Sep - 17:29

Ouais, en même temps tu le lis clairement à la façon, ce petit passage.
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Esteuf
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Ven 7 Sep - 18:56

vdd a écrit:
J'ai aimé voir ça.[/i]( Laughing Laughing Laughing Laughing l'apothéose cette phrase suivant le sens avec lequel on la lit).


:mdr:


Quand on voit quand même la différence de mentalité entre Nadal et Gasquet (qui ont le même âge), ça fait peur. L'un jouerai avec ses deux jambes cassés, son poignet brisé, une paralysie du bras droit, et un oeil en moins, l'autre abandonne pour une angine Rolling Eyes . Alors que techniquement, Gasquet, c'est quand même exceptionnel.
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AGASSI 91
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Sam 8 Sep - 2:58

«J'ai appris à ne sous-estimer personne»

Roger Federer pourrait brandir dimanche un douzième trophée du Grand Chelem. Sportif historique, directeur de PME, modèle de mutation comportementale, il a acquis une dimension dont le rayonnement dépasse aujourd'hui le simple cadre du sport. Tout au long de l'US Open, le Bâlois a porté sur sa carrière un regard introspectif et honnête. Morceaux choisis.


Prenez-vous peu à peu conscience de votre place dans l'histoire ?

Je commence, oui. Après mon troisième trophée du Grand Chelem, les gens tiraient des parallèles avec Borg ou McEnroe. J'étais choqué. J'avais envie de crier: «S'il vous plaît, laissez-moi un peu de temps.» Avec onze trophées, je suis maintenant très proche du record de Sampras (14). Ma relation à l'histoire est différente, elle devient concrète. Quand je monte sur le court, ce n'est plus seulement pour disputer un match, mais pour marquer l'histoire. Cette idée devient très présente.

Croyez-vous que la nouvelle génération représente une menace ?

Nous avions pressenti l'an dernier qu'elle serait bientôt dangereuse. Djokovic a percé le premier mais je pense que, sans ses problèmes de santé, Andy Murray l'aurait devancé. D'un point de vue personnel, mon préféré reste Richard Gasquet. Son jeu est superbe. Lentement, mais sûrement, une nouvelle génération remporte des tournois majeurs. Ce n'est pas encore le cas en Grand Chelem, mais je serai curieux de suivre cette évolution.

Vous ne mentionnez pas Nadal.

C'est déjà un vétéran...

Ce printemps, vous avez enchaîné deux défaites consécutives. Avez-vous dû réapprendre à perdre ?

En général, quand je subis une défaite, j'aime disputer un tournoi la semaine suivante car, de cette façon, je n'ai pas le temps de m'apitoyer. En l'occurrence, j'ai perdu une seconde fois et, forcément, ce fut plus compliqué à gérer. J'ai essayé de corriger mon jeu, de travailler sans relâche. Je n'étais pas dupe: je savais qu'un mois entier s'écoulerait avant mon prochain match et que, pendant tout ce temps, je vivrais avec ma déception, avec les gens qui parlent sans cesse de ma défaite.

A l'US Open, vous avez affronté trois serveurs en état de grâce. Est-ce un type de péril que vous pouvez exercer ?

Il est impossible de reproduire ces situations, impossible. Aucun joueur ne peut se préparer à recevoir des services aussi exceptionnels. Tout est basé sur l'intuition du moment, sur la patience et le flair. Autrefois, dans pareille situation, j'aurais paniqué et changé tout mon jeu. Avec les victoires, j'ai acquis une certaine confiance en mes moyens, de telle façon que, même bombardé d'aces, il m'est facile de rester calme.

Mercredi soir, face à Andy Roddick, vous étiez même le seul à garder votre calme, parmi 23000 excités...

Honnêtement, j'étais nerveux. J'ai attendu impatiemment toute la journée, et même la veille. Une fois arrivé au stade, j'étais crevé (sic). Allez comprendre pourquoi, après l'échauffement, un calme absolu s'est installé en moi. Je m'y suis accroché car, avec la foule, Roddick semblait excité et j'aurais trouvé dangereux de le suivre dans cette voie.

Vous avez déclaré après votre victoire contre John Isner que, désormais, vous ne sous-estimiez plus personne. Etait-ce si fréquent autrefois ?

Ça l'était vraiment. Je savais que j'étais doué. Quand je voyais arriver un type avec une technique un peu moche, j'étais convaincu de l'exécuter. Je ne pensais pas une seconde que son style pouvait être efficace. Du coup, si j'étais mené au score, je ne savais plus comment inverser la tendance. J'espérais que le match bascule par magie. Je ne réalisais pas, en fait, que je devais lutter. Pour cette raison, j'ai mis des années à battre des joueurs comme Hewitt, Nalbandian, Agassi ou Henman. Quand j'ai compris pourquoi je perdais, je suis devenu nettement meilleur.

Quand vous étiez junior, Boris Becker a entendu parler de vous comme d'un talent un peu fou...

C'est la vérité, j'étais instable mentalement. Je ne parvenais pas à accepter l'échec, je pleurais et je cassais des raquettes. Parfois aussi, j'ai eu des scrupules à mettre une tôle à certains adversaires. Parce que j'étais Suisse, parce qu'eux venaient d'un pays moins favorisé. Depuis ces années, j'ai suivi un long cheminement personnel.

Tim Henman est votre meilleur ami sur le circuit. En quoi vous sentez-vous proche de lui ?

J'aime sa manière de se mettre au travail. Avec Tim, je n'ai jamais eu un mauvais entraînement. Il est très méticuleux et ludique à la fois. J'aime aussi sa correction sur le court. Naturellement, il est plus âgé que moi mais j'ai adoré sa compagnie. Je regrette beaucoup qu'il quitte le circuit.

Vous étrennez ici une tenue totalement noire. L'exemple du tennis féminin, pour son goût de la mode, vous encourage-t-il dans l'audace ?

J'avais envie d'un «costume» pour la nuit. Pourquoi pas ? Je ne dis pas que certaines femmes ne donnent pas l'impression de sortir dîner en ville, mais en même temps une robe ressemblera toujours à une robe. Pour ma part, j'ai voulu reproduire l'effet d'un smoking, dans un style frais et un rien sophistiqué. A Wimbledon, avec mon blazer, j'ai pris le même risque. J'ai eu peur d'avoir l'air idiot mais, au final, beaucoup de gens ont aimé. Je pense avec du recul que c'était une grande idée.

Ces looks sont-ils votre initiative ?

Nous en parlons avec mon équipementier. Bien sûr, je participe à l'élaboration. J'aime la mode, c'est un univers fascinant.

Récemment, vous avez invité Jesse Levine (20 ans, ATP 485) à Dubaï pour s'entraîner avec vous. Comment organisez-vous votre «petite entreprise» ?

Depuis que je n'ai plus de coaches, j'assume toute la logistique. J'ai organisé le voyage de Jesse Levine, puis encore celui d'un jeune Lituanien, Ricardas Berankis (17 ans, ATP 788). J'ai aussi fait venir mon capitaine de Coupe Davis.

Quel profil cherchez-vous quand vous choisissez un sparring-partner ?

Je ne cherche pas de profil particulier, sauf un gaucher de temps à autre. J'ai juste besoin de quelqu'un qui soit régulier derrière sa ligne de fond et capable de jouer des points avec moi. Des tas de gens peuvent assumer cette fonction. Il en existe des centaines sur le circuit professionnel. Pour progresser, il n'y a pas besoin de s'entraîner avec des membres du top 10.

Pourquoi avez-vous établi vos quartiers à Dubaï ?

Il ne pleut jamais, mon programme n'est jamais perturbé. En Suisse, les courts extérieurs sont rares et, quand vous les obtenez, vous ne savez pas s'il pleuvra. Autre avantage à Dubaï: toute mon attention reste concentrée sur le tennis. Je n'ai pas de distractions ou de tentations, pas d'amis à voir ni d'envies à refouler... Enfin, il y a la plage. En fait, je suis juste très bien à Dubaï.

Avez-vous réellement fixé l'âge de votre retraite à 35 ans ?

J'ai l'impression que le temps passe très vite. Je me souviens encore de tous mes résultats chez les juniors et, parfois, j'ai le sentiment d'en être à peine sorti. Peut-être qu'avec les années je serai fatigué de voyager mais, aujourd'hui, je n'arrive pas à imaginer que la fin soit déjà aussi proche. J'avais fixé une sorte de cap aux Jeux olympique de 2012 et, aujourd'hui, je suis tenté de le repousser encore. Disons que 35 ans, c'est un bon chiffre.
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Sam 8 Sep - 3:09

Bel interview de federer, merci agass91 :jap:


On ressent pas mal de franchise et peu de langue de bois.

Sinon, j'ai bien rigolé lorsqu'il dit que Isner a un jeu moche, j'espere que le serveur fou ne sera pas trop vexé Laughing

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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Lun 10 Sep - 18:49

Vainqueur de son 12e titre du Grand Chelem à New York, Roger Federer avoue lorgner avec envie sur le record de Pete Sampras. Le Suisse n'est désormais plus qu'à deux longueurs de son idole de jeunesse. La génération Nadal-Djokovic le presse de plus en plus, mais il reste incontestablement le patron.


Roger, êtes-vous satisfait de la manière dont vous avez joué en finale ?

Roger FEDERER : J'ai bien joué quand il le fallait. J'ai joué de meilleurs matchs, c'est certain, mais il y avait beaucoup de pression pour tous les deux. Il y avait du vent aussi. Novak m'a rendu les choses difficiles au début, mais au final je suis très content de ma performance.

Quelle importance à ce tournoi pour vous, comparé à Wimbledon par exemple ?

R.F. : Wimbledon sera toujours le premier pour moi, mais ces dernières années New York a grandi dans mon esprit. Surtout depuis cette fameuse finale face à Andre Agassi il y a deux ans. C'est là que j'ai commencé à vraiment adorer ce tournoi. Quel autre tournoi vous permet de jouer devant 24000 personnes, dans une telle ville. Puis c'est très difficile de gagner ici. Je n'en avais pas conscience au début. Pour moi c'est le deuxième plus gros événement du circuit.

Pensez-vous beaucoup au record de Sampras ?

R.F. : Oui, honnêtement j'y pense beaucoup. Etre arrivé aussi près à mon âge, c'est extraordinaire et j'espère vraiment que je vais le battre. Je ne sais pas à combien de victoires en grand Chelem je pourrais finir. J'espère avec une de plus que Pete, au moins. Mais vous savez, on ne gagne pas des titres comme ça. C'est très, très dur de remporter un Grand Chelem. A chaque fois, je ressens comme une délivrance.

Qu'avez-vous pensé quand Djokovic a mené 6-5, 40-0 au premier set ?

R.F. : J'ai pensé que c'est moi qui m'étais retrouvé dans la même situation à Montréal le mois dernier. C'est fou quand on pense à la similarité des matches. C'est marrant. J'avais aussi raté quelques coups, il en avait réussi quelques bons et j'avais fini par perdre. Aujourd'hui je pensais qu'il allait faire un autre gros service et que le set était perdu. Dans ces moments-là, on n'a pas grand chose à espérer. Et puis j'ai senti qu'il était tendu et qu'il ne servait plus aussi bien. Le gain du premier set a été un moment-clé.

Depuis les quarts de finale, vous n'avez pas perdu un seul set, alors que tous vos matchs ont été très accrochés...

R.F. : C'est vrai. Que ce soit Roddick, Davydenko ou Djokovic, ils ont tous eu de grosses occasions pour remporter au moins un set. C'est probablement parce que j'ai une énorme confiance en mon jeu que j'ai réussi à m'en sortir à chaque fois. Franchement, je ne m'attendais pas à enchainer trois victoires en trois sets après les matchs contre Isner et Lopez.

Va-t-il y avoir avec Djokovic une rivalité comparable à celle qui vous oppose à Nadal ?

R.F. : C'est très possible, j'aime que les jeunes me défient. C'est ma plus grosse motivation. Mais pour le moment je n'ai pas joué souvent en finale contre Djokovic. Je considère toujours que ma rivalité avec Nadal est beaucoup plus sérieuse. J'ai déjà joué quatre finales de Grand Chelem contre lui.

Pourquoi avez-vous joué tout en noir ?

R.F. : En fait, avant cet US Open, j'avais déjà joué tout en noir une fois dans ma vie. Je crois que c'était à Bercy, contre Hewitt, il y a des années. C'était l'époque où je me cherchais ! Je trouvais ça sympa d'être tout en noir. Avoir les chaussures et les chaussettes noires en plus, je ne suis pas forcément fan, mais il me fallait la tenue complète ! J'en avais juste envie, personne ne m'a rien demandé.

Après sa demi-finale perdue contre vous, Davydenko a dit vous aviez été chanceux. Contre Djokovic, plusieurs "challenges" ont tourné en votre faveur pour quelques millimètres. Etes-vous chanceux Roger ?

R.F. : Il faut le demander aux autres joueurs! Parfois, il faut un peu de réussite, un peu comme quand vous jouez aux cartes. Mais il faut aussi la forcer, cette chance. Mais sur des matchs en cinq sets, c'est difficile de dire qu'une rencontre bascule sur un coup de chance. Tout se joue parfois sur un point, un coup. Il faut savoir prendre la bonne décision, au bon moment, sur les points cruciaux.

Novak Djokovic est en train de devenir une star, auprès du public, des médias. Que vous inspire sa personnalité ?

R.F. : Quand je le croise dans un vestiaire, il est toujours très respectueux vis-à-vis de moi. Je sais qu'il délire beaucoup parfois, mais je ne l'ai jamais vu faire personnellement. Je crois que certains joueurs n'étaient pas très contents. D'autres trouvent ça drôle. Mais franchement, si les fans aiment ça, c'est bon pour le tennis. C'est bien d'avoir des joueurs avec une personnalité différente.

A 20 ans, étiez-vous très différent de lui ?

R.F. : Je crois que j'étais un peu plus calme sur le court. Mais j'étais aussi fou en dehors.

Djokovic est peut-être un peu tendre pour la première place mondiale, mais pensez-vous qu'il puisse passer Nadal pour la deuxième ?

R.F. : Je ne sais pas, il faudrait regarder les classements de près. Nadal est toujours numéro deux, mais Djokovic se rapproche. Mais de toute façon, numéro 2 ou 3, ça n'a pas une grande importance. Numéro 1, voilà ce qui compte (sourire).
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Lun 10 Sep - 19:25

Leinahtan a écrit:


Dans un bar de Toronto, Roger Federer apprend la mort de Peter Carter, son premier entraîneur de tennis. Carter et Federer ont fait le tour du monde ensemble. Le Suisse a pratiquement vécu son adolescence aux côtés de Carter, qui l'a entraîné entre 10 et 19 ans.

Carter est décédé dans un accident de voiture en Afrique du Sud. Lui et son épouse Silvia participaient à un safari. Federer avait incité le couple à prendre part à cette aventure.

Pendant des semaines, Federer sera inconsolable de la mort de sonn ex-coach.

Aussi tragique soit-elle, la mort de Peter Carter coïncidera avec la métamorphose de Roger Federer. Le jeune surdoué à la confiance fragile deviendra soudain plus coriace sur un terrain de tennis.

"Suis-je devenu un homme à partir de ce moment-là? Je n'aime pas penser que c'est à cause de la mort de Peter que j'ai commencé à gagner...", dit Federer.



T'as compris, vdd?

Si tu veux que tes prédictions concernant Gasquet se vérifient, t'as plus le choix. Il faut que t'engages un tueur à gages pour buter Deblicker... :roule:
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Lun 10 Sep - 19:52

vdd a écrit:
Federer à propos de la défaite de Nadal:

"Honnetement, c'était triste de voir la façon dont Rafa se battait contre son propre corps. Je souffrais pour lui. Je ne l'ai jamais vu aussi atteint physiquement; je veux dire, il s'est quand même assis par terre à un moment! En fait, à part la finale de Miami où je l'avais battu 6/1 au 5ème set, en 2005, je ne l'avais jamais vu aussi fatigué sur un court. Il faut apporter du crédit à Ferrer, qui a joué de façon incroyable, mais aussi rendre un grand hommage à Rafa pour la manière dont il a encaissé tout ça et essayé jusqu'au bout. J'ai été très impressionné. J'ai aimé voir ça.( Laughing Laughing Laughing Laughing l'apothéose cette phrase suivant le sens avec lequel on la lit).


Moi, je ne pense pas que l'ensemble soit ironique. Mais la dernière phrase, si. 100%. A prendre au tout premier degré! :biggrin:
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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Lun 10 Sep - 19:59

colin a écrit:
Leinahtan a écrit:


Dans un bar de Toronto, Roger Federer apprend la mort de Peter Carter, son premier entraîneur de tennis. Carter et Federer ont fait le tour du monde ensemble. Le Suisse a pratiquement vécu son adolescence aux côtés de Carter, qui l'a entraîné entre 10 et 19 ans.

Carter est décédé dans un accident de voiture en Afrique du Sud. Lui et son épouse Silvia participaient à un safari. Federer avait incité le couple à prendre part à cette aventure.

Pendant des semaines, Federer sera inconsolable de la mort de sonn ex-coach.

Aussi tragique soit-elle, la mort de Peter Carter coïncidera avec la métamorphose de Roger Federer. Le jeune surdoué à la confiance fragile deviendra soudain plus coriace sur un terrain de tennis.

"Suis-je devenu un homme à partir de ce moment-là? Je n'aime pas penser que c'est à cause de la mort de Peter que j'ai commencé à gagner...", dit Federer.



T'as compris, vdd?

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MessageSujet: Re: Articles sur Federer   Mar 11 Sep - 11:52

colin a écrit:


T'as compris, vdd?

Si tu veux que tes prédictions concernant Gasquet se vérifient, t'as plus le choix. Il faut que t'engages un tueur à gages pour buter Deblicker... :roule:


lol!

effectivement je ne vois plus que ça pour riri

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